Le but de ce rapport est de souligner le coût pour les gouvernements provinciaux qui ne répondent pas aux besoins de la population. La région de l’Atlantique a dû investir pour faire face à la pandémie, premièrement en termes de ressources en soins de santé, et deuxièmement, en termes de l’impact socio-économique des stratégies d’atténuation de la pandémie. Jusqu’à présent, nous avons eu la chance que notre réseau de soins de santé n’ait pas été aussi sollicité que celui d’autres endroits au Canada qui ont connu plus d’infections et d’hospitalisations. C’est ainsi que nos gouvernements se sont fiés en grande partie sur les revenus provenant du gouvernement fédéral. Cela est particulièrement heureux parce que nous ne partions pas sur le même pied que les autres provinces, tant en ce qui concerne les services qu’en ce qui concerne notre profil de santé, les Canadiens de l’Atlantique ayant plus de maladies chroniques et constituant une population vieillissante.
Il y avait peu de jeu dans n’importe quel de nos réseaux. Pour ce qui est de la capacité d’absorber l’impact de la pandémie, le manque d’investissement par les gouvernements successifs dans la diversification de l’économie et le soutien aux communautés rurales, ainsi que la perpétuation de l’économie à faibles revenus, se sont traduits par certains des taux les plus élevés de pauvreté et d’insécurité alimentaire au pays.
Alors que les provinces de l’Atlantique réfléchissent à la façon d’aider la région à se remettre de la pandémie, il est possible de tirer des leçons de ce que cette dernière nous a appris, tant sur nos vulnérabilités que sur la façon de faire les choses différemment d’avant la pandémie. L’objectif des plans de relance devrait être d’investir dans la santé et le bien-être de la population, ainsi que dans notre environnement compte tenu de l’urgence de la crise climatique. L’éradication de la pauvreté doit être une partie importante de la relance, donnant ainsi lieu à des provinces plus solides et plus inclusives. Selon les estimations du coût de la pauvreté dans nos communautés, il est clair que la décision de ne pas l’éradiquer mine notre capacité à atteindre notre plein potentiel.
About the authors
Charles Plante
Christine Saulnier
Christine Saulnier (she/her) is Director of the Canadian Centre for Policy Alternatives-Nova Scotia. She has a doctorate in Political Science from York University. She leads the living wage calculations for communities across Atlantic Canada and serves as a co-author of the annual child and family poverty report cards for Nova Scotia. She has written extensively, and given commentary on a range of other public policy issues including fiscal policy, labour markets, and child care policy. She serves on the Steering Committee of Child Care Now Nova Scotia, and Campaign 2000 (national coalition to end child and family poverty). She served on the Board of the NS Health Coalition and Adsum for 10 years.



